Allemagne, NSA... Petits cyber espionnages entre amis

Par:
fredericmazue

jeu, 30/04/2015 - 20:28

Angela Merkal, vous vous souvenez ? Quand l'affaire Snowden a éclaté, en 2013, elle s'est posée en victime, offusquée, scandalisée que la NSA ait pu écouter ses conversations sur son téléphone portable. Nein ! Par trop insupportable ! Au point qu'Angela s'est déplacée aux Etats-Unis pour se plaindre au président Obama.

Ca c'est pour la vitrine. La réalité apparaît beaucoup plus nuancée (euphémisme). Selon le journal allemand Der Spiegel, le BND, le service du renseignement allemand, aide depuis 2008 (et au moins jusqu'à 2013) la NSA à espionner des entreprises européenne comme Airbus, Eurocopter ou EADS, ainsi que des hommes politiques, jusqu'à "des hauts fonctionnaires du ministère français des Affaires étrangères, du palais de l'Elysée et de la Commission européenne", comme le précise cette fois le journal Süddeutsche Zeitung qui enfonce le clou.

La NSA n'avait pas besoin sur ce coup besoin de déployer les gros moyens techniques souvent évoqués au cours de l'affaire PRISM. Là, il lui suffisait de faire son marché. Selon les journaux allemands, la NSA transmettait des données basiques concernant ses cibles : adresses IP, adresses e-mails, numéros de téléphone. A partir de là, le BND retournait toutes les informations qu'il avait pu collecter dans son centre d'écoutes de Bad Aibling. Près de 700 000 téléphones et 8 millions d'IP ont ainsi été espionnées.

En 2014 Angela Merkel avait dit "Espionner des amis ça ne se fait pas !". Mais en politique, la règle est souvent : faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais :-)