Azul : Java au coeur de l'IA en entreprise, moins d'Oracle et la peur du code mort
mar, 10/02/2026 - 18:03
Azul, fournisseur alternatif de JDK, publie son State of Java Survey & Report 2026. L'étude se base sur 2 000 répondants. elle met en évidence : Java au coeur de l'IA des entreprises et un accélération de la migration de la JDK d'Oracle vers autre chose.
Le rapport montre que 62 % des organisations utilisent désormais Java pour coder des fonctionnalités d’IA, contre 50 % l’année précédente — un signe clair de l’intégration croissante des modèles de machine learning dans les applications Java existantes. À mesure que les entreprises font passer l’IA de l’expérimentation à la production, Java devient indispensable pour mettre l’IA à l’échelle.
De plus, 31 % des répondants déclarent que plus de la moitié des applications Java qu’ils développent contiennent désormais des fonctionnalités d’IA, soutenues par un écosystème mature de bibliothèques compatibles Java telles que JavaML et Deep Java Library (DJL).
Plusieurs arguments sont cités :
le support à long terme des versions modernes de Java (35 %),
des fonctionnalités de sécurité intégrées (34 %),
des capacités d’observabilité (32 %),
la prise en charge de l’accès à de grands volumes de données (30 %),
l’intégration avec les modèles de langage (LLM) (30 %).
La migration des entreprises vers des JDK alternatives n'est pas nouvelle mais Azul note une accélération du mouvement : 92 % des répondants se disent préoccupés par les prix d’Oracle Java, tandis que seulement 7 % déclarent ne pas être du tout préoccupés — soit près de deux fois moins que l’année précédente. La satisfaction vis-à-vis du modèle de licence Oracle s’érode, poussant les organisations à réévaluer si le maintien d’Oracle Java est compatible avec leurs stratégies financières et opérationnelles.
Le coût reste le principal moteur de migration (37 %). Les autres raisons incluent :
une préférence pour l’open source (31 %),
l’incertitude liée aux changements continus (29 %),
le risque d’audit Oracle Java (26 %).
Fait intéressant : 21 % des répondants révèlent avoir eu un audit d'Oracle.
Code mort et bruit CVE
La productivité des développeurs et des équipes DevOps continue d’être freinée par un problème persistant : le code mort ou inutilisé.
Selon le rapport 2026, 63 % des répondants affirment que ce code affecte la productivité de leurs équipes, tandis que seulement 6 % déclarent ne subir aucun impact.
Cette dette technique cachée oblige les équipes à contourner des composants hérités qu’elles hésitent à supprimer, ralentissant les cycles de développement et augmentant les risques opérationnels.
Le bruit lié aux vulnérabilités ajoute une couche de complexité :
56 % des entreprises gèrent des CVE Java quotidiennement ou chaque semaine, contre 41 % en 2025,
30 % des répondants déclarent que leurs équipes perdent plus de la moitié de leur temps à traiter des faux positifs.


