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Innorobo 2016 : des robots, des robots et de l’impression 3D

Par:
francoistonic

jeu, 26/05/2016 - 18:38

Après avoir abandonné Lyon, le salon de la robotique arrive à Paris. Ce salon référence a été l’occasion de voir beaucoup de choses et même une section impression 3D, moins intéressante que celle proposée durant la dernière Maker Faire Paris. Notre sélection de robots et de projets

A Innorobo, vous avez plusieurs catégories de robots :

-        les robots industriels : assez classique et existant depuis 30 ans. Mais nous voyons que ces robots évoluent et se perfectionnent

-        les robots de services publics : ces robots commencent à avoir une exposition en France. Aux Etats-Unis, des robots policiers, modèle K5, patrouillent dans la Silicon Valley depuis 2 ans. En France, la SNCF va déployer quelques robots dans certaines gares, modèle Pepper.

-        Les robots à usage domestique et aide à la personne : c’est la grande tendance depuis environ 2 ans. L’offre se multiplie avec des usages qui se ressemblent beaucoup. On attend les premiers déploiements massifs

-        Projets et robots pour maker / développeur / bidouilleurs : les projets Arduino, Raspberry Pi, le mouvement Maker ont favorisé l’explosion des projets robotiques en tout genre.

Nous pouvons tirer quelques constats après notre visite du salon :

-        il n’y a pas une forme robotique qui s’impose mais au contraire, un diversité dans les formes et donc les usages.

-        Pepper, le projet d’Aldebaran, est en pleine croissance avec un écosystème qui essaie de se mettre en place. Reste maintenant à concrétiser l’essai sur le terrain.

-        Et la robotique française : après un passage à vide, le rachat d’Aldebaran, la robotique française redémarre même si la recherche n’a jamais cessé. Reste à maintenant à s’imposer dans un marché naissant mais qui évolue très vite. Il est clair que les constructeurs français doivent absolument croitre à l’étranger, le marché français / européen est beaucoup trop petit.

Diya One : un robot automne 100 % français

Construit par Parnering Robotics, ce robot se veut totalement autonome et en partie open source. Des API et des SDK seront disponibles prochainement pour créer une communauté. Il se base sur C, C++ et JavaScript. Les missions peuvent être très diverses : qualité de l’air, agent dans une ville intelligente, etc. Engie est un des partenaires importants du projet et devrait déployer ces robots.

ROS : un système robotique en pleine croissance !

Plusieurs projets présents à Innorobo utilisaient le ROS (robot operating system). Il s’agit d’un système robotique open source. Il s’agit d’un ensemble de librairies et d’outils pour construire la partie logicielle du robot. Une de ces fonctionnalités est l’approche collaborative entre les robots. Il gère les échanges de messages, les appels, les diagnostics, la localisation, la navigation. Il gère aussi la géométrie du robot c’est à dire tous les membres et les pièces du robot.

Par exemple, Easymov robotics crée des nœuds de robots pour pouvoir les gérer et les « orchestrer » pour accomplir des tâches précises. Actuellement, l’outil collaboratif est compatible avec les robots basés sur ROS. Autre stand ROS, celui d’Enova Robotics et son Mini-Lab. Ce robot est orienté éducation mais est prêt à des usages d’intérieur : surveillance, téléprésence, etc.  Il peut soit autonome ou téléopéré à distance. Il s’architecture sur de l’ARM ou du x86.

En vrac

-        le bras robotisé Poppy Ergo Jr : ce modèle est issu de l’INRIA et se dédie surtout à l’éducation et aux universités. Il utilise Python, C++, Java etc. et il est open source.

-        Dans la partie impression 3D : pour les amateurs de chocolat, une imprimante dédié, Chocedge Creator

-        Muse Robotics : l’objectif est très simple : proposer un ensemble complet de matériels et de logiciels (outils, frameworks, etc.) pour monter, créer et coder des robots, pour faire du prototype ou une série industrielle.

-        AnyWalker : ce robot bipède est assez impressionnant, pas par la taille mais par sa capacité à marcher grâce à un système embarqué de stabilisateur. Le résultat est assez impressionnant. La recherche russe dans l’informatique avancée et la robotique connaît un regain d’activité depuis quelques années.

-        Blue Frog / Bubby : robot compagnon dédié à la maison, à la famille. Repose sur une architecture ouverte (Android, Unity). Le constructeur veut développer une communauté pour enrichir les fonctions et les usages

-        Optoforce : ce constructeur hongrois travaille sur des capteurs très particuliers, les capteurs de forces, avec des ampleurs d’utilisation très large. Orienté industrie et industrie de précision.

N’oublions pas une chose : le développeur est aussi important que le matériel dans la robotique. Sans développeur, le robot n’aura aucune intelligence, aucune fonction. Les progrès sur la partie logicielle sont très sensibles notamment avec l’IA et le machine learning.

François Tonic