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Kaspersky porte plainte contre Microsoft pour abus de position dominante

Par:
fredericmazue

mer, 07/06/2017 - 11:52

Celui qui n'apprend pas de l'histoire est condamné à la revivre dit le dicton. Cela pourrait bien être le cas de Microsoft.

En 2008, la Commission européenne avait condamné Microsoft à 899 millions d'euros d'amende pour imposer son navigateur Internet Explorer dans son système d'exploitation Windows. La Commission européenne avait en outre imposé à Microsoft de mettre en place, pendant 5 ans, un ballot screen permettant à l'utilisateur de choisir le navigateur qu'il souhaite utiliser.

Aujourd'hui c'est l'éditeur d'antivirus Kaspersky qui porte plainte contre Microsoft pour abus de position dominante. Il fallait s'y attendre. Kaspersky reproche évidemment à Microsoft d'intégrer dans Windows 10 son Windows Defender qui avec le temps est devenu un vrai antivirus. Après une tentative de conciliation infructueuse avec le géant de Redmond, Kasperky porte plaine auprès de la Commission européenne et auprès des autorités allemandes de la concurrence. Kaspersky explique sa décision dans un long billet de blog.

Les griefs, on ne peut plus clairs, se résument ainsi : avec l'arrivée de Windows 10, Microsoft a commencé à créer des obstacles aux éditeurs de solutions de sécurité et à introduire différents moyens pour pousser les utilisateur à renoncer à des solutions tierces au profit de son logiciel Windows Defender. Ces actions de Microsoft amène les utilisateurs à un niveau de protection inférieur, à une limitation de leur droit à choisir, et à une perte financière à la fois pour les utilisateurs et les éditeurs de solutions de sécurité.

Le dernier point est bien évidemment celui où le bât blesse douloureusement Kaspersky.

Outre la présence de Windows Defender, Kaspersky considère que Microsoft crée des obstacles, par exemple en ayant publié la version RTM de Windows 10 seulement 6 jours avant la version publique, ce qui n'a pas laissé le temps aux éditeurs de solutions de sécurité d'adapter leurs logiciels. Auparavant, l'intervalle entre la sortie d'une mouture RTM et la version publique était de deux mois.

Le point de vue de Microsoft est bien entendu différent. Un porte-parole a ainsi indiqué : Nous sommes confiants que les options de sécurité de Windows 10 se conforment aux règles de la concurrence. Et nous répondrons à toutes les questions des autorités de régulation.