Disponibilité du magazine en kiosques

Suite à la faillite de plusieurs sociétés de distribution de presse (journaux et magazines), conséquence de la liquidation judiciaire de Presstalis, des centaines de kiosques et points de vente de presse ne reçoivent plus du tout, ou très partiellement, de magazines, dont Programmez!.

En attendant que la situation puisse revenir à la normale, la meilleure solution est l’abonnement.

Microsoft Surface Book 3

Par:
francoistonic

jeu, 25/06/2020 - 11:47

Microsoft a sorti il y a quelques semaines le Surface Book 3. Il est disponible en 2 tailles d’écran : 13,5’’ et 15’’. Nous avons pu tester quelques jours le nouveau matériel de l’éditeur. La version testée était le modèle 15’’, Intel Core i7 1065G7, 16 Go de mémoire, 256 Go de stockage, Intel Iris Plus Graphics.

Design et ergonomie

Microsoft propose un design agréable même si celui-ci a peu évolué depuis son apparition. La (grosse) charnière est immédiatement visible. Si l’idée est/était bonne, elle prend beaucoup de place et l’angle d’inclinaison n’est finalement pas aussi important qu’espéré, le MacBook Air dernière version offre une meilleure inclinaison. C’est vraiment dommage, car nous aimons pouvoir incliner l’écran en déplacement, sur le canapé, etc. On apprécie peu l’emplacement des boutons Marche/Arrêt et de volume. Cela s’explique par le fait que l’écran se détache, mais cela aurait sans doute plus pertinent sur un autre côté. En version 15’’, on dispose de grands dégagements pour les poignets. C’est bien et pas bien, car on se demande si Microsoft n’aurait pas pu optimiser l’encombrement du Book 3.

Autre détail qui mériterait une nouvelle approche : la taille du connecteur secteur, qui est « énorme ». Rien à dire sur le principe du connecteur magnétique, deux détails gâchent notre plaisir : l’accroche trop faible, le connecteur se détache beaucoup trop facilement et la couleur robe du connecteur et du bloc secteur. Une robe coordonnée aurait été de bon ton. Chaque détail compte, surtout quand on veut faire du haut de gamme. On peut aussi regretter les larges bordures autour de l’écran. Là encore, c’est un peu dommage surtout que la dalle est de qualité.

On aime beaucoup la finition acier du clavier. Deux matériaux sont disponibles.  Le clavier proprement dit propose une frappe franche et agréable. Les touches ne sont pas molles, juste ce qu’il faut de dureté. On notera un petit détail : la hauteur des touches. On a tendance à légèrement riper dessus. Quand on a l’habitude de taper vite au clavier, c’est une sensation un peu bizarre au début. 

2 en 1

Surface Book est un 2 en 1 : portable classique et tablette, quand l’écran est détaché. Pratique quand on se déplace, en réunion, dans le salon à la maison, etc. Pour retirer l’écran et le transformer en tablette, une sécurité est activée par défaut. Il faut tout d’abord autoriser le détachement sur Windows ou via le bouton sur le haut du clavier. En écran autonome, on reste bien entendu en Windows 10. Mieux avoir le stylet pour pouvoir utiliser le système. En soi, Windows n’est pas l’OS le plus pratique en tactile. On apprécie les modes portrait ou paysage du système. Une latence dans la rotation est visible. L’ergonomie du clavier virtuel ne nous a pas convaincus. Nous apprécions plus celui d’iOS, notamment pour les touches numériques. 

Sans écran, on constate que la base (clavier + charnière) est lourde.

Autonomie

Microsoft annonce une autonomie de +15 h en mode combiné (base+écran). Ce qui est très bien. Bien entendu, il faut temporiser ce chiffre, car en usage réel, l’autonomie varie énormément selon l’usage : wifi, Bluetooth, 3D, usage intensif, intensité de l’écran, etc. En mode tablette, l’autonomie (wifi, 3D plein écran, etc.), tombe rapidement : batterie à 29 % après 1h en 3D plein écran en qualité maximale. Bon point : la puissance délivrée par le chargeur.

Configuration

Sur la partie GPU, on peut choisir entre l’Intel Iris de base, GeForce GTX 1650  ou 1660 Ti. Bien entendu, cela aura un impact sur le tarif de la machine. Côté CPU, on peut choisir entre un Core i5 et i7. Pour la mémoire vive, le choix se limite à 8, 16 et 32 Go. Pour le stockage NVMe, Microsoft propose de 256 Go à 1 To. Attention : il faut faire les choix à la commande. Impossible de changer les composants.

On sent tout de même le côté un peu poussif du CPU (i5 ou i7) quand on décompresse par exemple un zip de 5 Go contenant +600 fichiers. Au quotidien et en utilisation « normale », pas de souci. En 3D intensive, plein écran, et même en affichage non ultra HD, la Surface Book souffre énormément dans la configuration testée. Adam The miroir fait mal. Le matériel a du mal à suivre. On constate aussi une chaleur non négligeable de l’écran en mode tablette en forte charge. 

L’absence du Thunderbolt 3 est embêtante si vous rêvez d’en faire un poste de production : impossible d’utiliser un boîtier eGPU. Par contre, comme poste de développement, le Surface Book 3 suffira, en déplacement ou en machine mobile. Éventuellement en machine de développement principale, mais attention à prendre une configuration puissante même si le CPU restera un handicap. Pour un usage classique (bureautique, web, un peu de jeux…), le Surface Book 3 est une bonne machine.  

Le Surface Book 3 possède une connectique intéressante : 

1xUSB-C
2xUSB 3.1 Gen2
1 lecteur carte SDXC
Prise casque
1 port Surface Connect 

Nous avons constaté durant nos tests des réactions ralenties de Windows 10 et parfois un manque de fluidité de l’affichage. La puissance de la GPU est un choix important pour éviter ces désagréments. 

Au final, la Surface Book 3 offre un bon compromis, une belle fabrication de qualité. Pour nous, il s’agit d’un milieu de gamme supérieur. Il ne peut prétendre affronter les portables haut de gamme. Le 2 en 1 propose une expérience agréable. Il conviendra à de nombreux usages, mais en usage intensif, il risque d’être insuffisant. 

À partir de 2599 € pour la version 15’’.

Les +
Design
Écran en utilisation tablette
La connectique
Fabrication
clavier
wifi 6

Les -
Charnière trop imposante
Design un peu encombrant
Connecteur d’alimentation
Des réactions de Windows parfois bizarres
Poids
1 seul USB-C
Absence du Thunderbolt 3

François Tonic