Programmez! #240 est en kiosque

En raison de la situation de redressement judiciaire de Presstalis qui s'est superposée à la crise sanitaire covid-19, la sortie dans les kiosques de  Programmez! #240 a été profondément perturbée.

Mais ça y est, il arrive ! Vous le trouverez chez votre marchand de journaux ce mercredi 27 mai !

Il est malgré tout possible qu'il ait encore quelque jours de retard dans quelques régions.

Synology RackStation 1619xs+ : un NAS pour les pros !

Par:
admin

jeu, 16/01/2020 - 10:25

Pour faire simple, il y a deux catégories de NAS : les boîtiers classiques à x baies et les racks pour les baies informatiques, grandes ou petites. Ce RackStation, comme son nom l’indique, se dédie aux baies. Il est avant tout dédié aux entreprises et aux utilisateurs les plus exigeants et consommateurs de ressources.

Le design de la lame est classique. Nous avons les (petites) poignées et les encoches de fixations. L’un des avantages de ce modèle est sa faible hauteur, 1U. Ce qui est parfait si vous disposez d’une mini-baie ou si vous souhaitez densifier votre stockage.

Le design et les spécifications

En façade, nous trouvons les 4 tiroirs pour les disques. Juste au-dessus, une série de LED donne d’importantes informations sur le rack : alimentation, bouton de démarrage, indicateur d’alerte, voyants des disques (1 LED par tiroir), bouton de désactivation du bip sonore (très pratique) et le voyant d’état général.

À l’arrière, là encore, du classique pour ce type de rack : les fentes des ventilateurs et aérations, la double alimentation, les 4 ports Ehternet 1 GbE, 1 port console (toujours utile), 2 ports USB 3, 1 port d’extension et le slot PCIe 3.0. Notez que les blocs d’alimentation sont amovibles. En cas de problème, leur changement est simple et rapide (à condition d’avoir accès à l’arrière).

Le carton contient le rack (ouf !), les 2 câbles d’alimentation, les poignets (à installer soi-même). Le rack est vendu sans disque. Vous pourrez utiliser des disques durs, des SSD, au format 2,5 ou 3,5’’. Attention : comme il s’agit d’un NAS professionnel, le choix des disques sera déterminant pour les performances du stockage et la durée de vie du disque. Optez pour des disques certifiés serveurs/NAS/datacenter : par exemple, les Western Digital Ultrastar modèle DC HC320. Vous pouvez choisir des modèles équipés d’un système anti-vibration, particulièrement utile dans un contexte baie.

Un intérieur propre et extensible

Pour retirer le capot, il vous faudra enlever 3 vis. Un simple déverrouillage aura été plus pratique, mais rien d’insurmontable. L’intérieur du rack apportera aucune surprise. On peut distinguer 2 slots au format M.2 pour accueillir des NVMe/SATA SSD, pour le cache système. Il ne servira donc pas au stockage des données. Cette extensibilité évite d’utiliser une baie disque.

On pourra rajouter une carte au format PCIe 3.0, notamment pour une carte réseau 10 ou 25 GbE. De quoi offrir de très bons flux réseau (si l’équipement suit). On accède aussi aux slots mémoires, au format UDIMM ECC DDR4. Par défaut, RackStation 1619xs+ arrive avec 8 Go. Il supporte jusqu’à 64 Go. Ce qui est largement suffisant.

On voit aussi l’impressionnant dissipateur pour le processeur, un Xeon D-1527 4 cœurs. Il est cadencé à 2,2 GHz par défaut et monte jusqu’à 2,7, en mode turbo.  

L’installation

C’est du plug&play, ou quasiment. Avec un rack, nous avons toujours un peu de travail, mais c’est rapide à insérer et à fixer. On connecte les câbles d’alimentation et réseau, on insère les disques. On allume. Et c’est tout. Notre RackStation 1619xs+ s’entend immédiatement.

Il faut quelques minutes pour que tous les disques montent et que le système démarre entièrement. Vous aurez une variation de vitesse des ventilateurs, mais c’est normal. N’oublions pas de connecter le réseau sur le port Ethernet.

Pour se connecter à la RackStation, c’est très simple : find.synology.com

Si tout se passe bien, le rack va s’afficher et vous n’aurez qu’à appuyer sur le bouton connecter. Vous confirmerez les conditions d’utilisation. Puis le bouton Configurer apparaît. Le système demande d’installer DSM (DiskStation Manager). Attention : cette procédure va effacer et reformater tous les disques présents sur le rack.

L’opération prend environ 30-40 minutes, selon le type de disque. Petite pause café et on termine de regarde Rogue One pour la 13e fois…

On commence les choses sérieuses : on crée le compte administrateur. On met en place le service QuickConnect. Ce service permet de se connecter à son NAS via une connexion Internet. Pratique quand on est en déplacement (même si parfois la latence du service se ressent) . On se connecte d’abord à son compte QuickConnect puis à son NAS via son compte administrateur. Pratique !

Comme tout NAS Synology, on utilise DSM pour gérer les stockages, gérer les groupes de disques, mettre en place du RAID, du backup, créer plusieurs types de stockage (par exemple un groupe de 3 disques pour du RAID et un disque pour du backup classique), déployer des services, etc.

Pour celles et ceux qui sont habitués à DSM, vous aurez peu de surprises. Pour les autres, il faut un petit temps d’apprentissage. Finalement, et c’est la bonne surprise, ce RackStation se gère comme un gros NAS. La différence sera que l’on peut réellement utiliser des services entreprises que l’on n’utilise pas avec un NAS « standard » de 2 à 4 baies.

Comme toujours, on apprécie les notifications sur la santé de son système et la configuration relativement simple du RAID (tout est relatif car une vrai politique RAID peut prendre du temps à déployer. On peut monitorer les différents ports Ethernet. On aime beaucoup la facilité de créer différents groupes de disques et de dédier tel ou tel disque à un stockage précis.

Et les performances ?

Nous avons fait un petit test, très consommateur de bande passante :

14 287 fichiers soit 23,76 Go.

Le RackStation 1619xs+ propose de très bonnes performantes sur notre réseau Ethernet 1 Gb (mais en réalité, l’intégralité du réseau n’est pas en 1 Gb) : entre 400-900 Kb/s (envoyé / lecture), 12-20 Mb/s (reçu / transfert). En descente, nous avons des pointes +32 Mb/s. Bien entendu, les flux dépendent de l’état du réseau mais globalement, c’est plutôt stable. Il a fallu -15 minutes pour compléter l’opération. Pour une architecture de 6,23 Go, Nous avons eu des pointes à 2 Mb/s et 76 Mb/s pour -80s d’opération.

Le rack encaissera sans souci les très lourds transferts. Bien entendu, plus vous chargez les ports Ethernet, plus vous allez déprécier les performances. Avec un bon réseau 1 GHz, pas de souci au quotidien. Pour des usages plus intensifs, déployez du 10 Gb.

Si on utilise bien la bande passante, on notera aussi une consommation limitée des ressources CPU et RAM du rack. La RAM sera plus sollicitée que la CPU.

Nous avons fait un test identique sur un NAS DS215j avec un zip de 6,77 Go. On plafonne respectivement à -400 Kb/s et -60 Mb/s pour un temps total de 146s et des ressources plus sollicitées : jusqu’à 54 % de la CPU et 34 % de la RAM.

Bref, avec un réseau bien configurée et optimisée, avec éventuellement l’ajout d’un cache, les performances seront au rendez-vous !

Extensibilité & tarif

Pour densifier rapidement votre stockage, vous pouvez utiliser une extension spécifique : le Synology RX1217/RX1217RP. Il contient jusqu’à 12 baies, soit 16 avec le RackStation 1619xs+. En capacité brute, le RackStation 1619xs+  supporte jusqu’à 256 To de stockage, avec le RX1217.

Le RackStation 1619xs+ peut gérer jusqu’à 200 To (attention : il faut une mémoire minimale de 32 Go dans cette configuration). Par défaut, le RackStation 1619xs+ supporte 64 To (en utilisant 4x16 To). Bien entendu, la capacité effective varie selon le type de RAID et de la politique de stockage déployée.

Tarif : environ 1 800 € H.T. (rack nu sans disque)

Notre avis

Voilà un NAS version rack efficace qui remplit son rôle, ni plus, ni moins. L’administration ne diffère pas fondamentalement d’un NAS à 4 baies, sauf qu’il est en rack et dédié à un usage intensif réseau et partagé avec x serveurs ou domaines réseaux. On apprécie les éléments inspectés par DSM pour nous prévenir d’un changement d’état.

On apprécie aussi QuickConnect qui permet un accès rapide, où que l’on soit.

On fera bien attention au choix des disques. On pourra toujours dire que 4 tiroirs c’est peu, mais 64 To de stockage brut, il y a déjà de quoi faire même pour une PME. Et c’est suffisant pour beaucoup d’usages et notamment en mini-baie chez soi.

Les +
Fabrication
Support interne M.2
Redondance de l’alimentation
Changement à chaud des disques
Installation
DSM

Les –
Bruit en fonctionnement (normal c’est un rack)
Poids
Ouverture du capot