Xenix : l’OS perdu de Microsoft

Par:
ftonic

mar, 06/08/2019 - 15:46

De Microsoft, on retient quelques systèmes : MS-DOS, Windows, OS/2. Mais peu de personnes savent, ou se souviennent, que l’éditeur avait produit une maison d’Unix : Xenix. L’histoire débute à la fin des années 1970 quand Microsoft prend une licence venant d’AT&T. Mais l’éditeur ne pouvait pas utiliser le terme Unix, d’où le nom Xenix, ni vendre directement aux utilisateurs l’OS. Par contre, il était libre de pouvoir le proposer à des constructeurs et éditeurs, etc. Pour l’anecdote, on pouvait l’utiliser sous certaines machines Goupil… Le système fonctionnera sur une large gamme Intel : 8086, 286 et 386. 

Les disquettes se distinguent par des lettres : 

N = installation

B = utilitaires

X = utilitaires étendus

T = traitement de texte

G = jeux

Cette désignation se retrouve dans les différentes versions mais parfois avec des variantes. 

Xenix possède les fonctions standards d’Unix, inclus un compilateur C. Il supporte le multi-utilisateur et le multitâche. IBM rajoutera le support de RM/Cobol pour l’édition IBM System 9000. Par rapport à MS-DOS, Xenix était bien plus en avance. Le système fut porté sur Zlong Z8001, Intel, Tandy (sur processeurs 68000), etc. Il exista même une édition spécifique pour l’Apple Lisa ! Quand IBM lança le projet PC, Xenix aurait pu être choisi mais le constructeur ne voulait pas maintenir le système. 

Peu à peu, Microsoft délaissa cet OS et SCO finit par le racheter. Et pourtant, Xenix connut un joli succès dans les années 80. Mais pour Microsoft, il fallait choisir et se focaliser sur MS-DOS et surtout Windows. Et pour pouvoir porter le système sur les différents processeurs, il fallait des ressources. 

L’un des intérêts de Xenix était qu’il était 16 bits. Microsoft devient même le plus important fournisseur Unix du marché…

Xenix connut deux types de licences :

- portage sur les microprocesseurs que Microsoft proposait ensuite aux constructeurs

- des constructeurs pouvaient prendre une licence de l’OS et porter eux-mêmes l’OS