Ajouter un commentaire

Par :
Jeff Wittich

ven, 01/09/2023 - 14:37

Alors que le monde est de plus en plus connecté et que de nouvelles charges de travail émergent, comme pour l’IA générative, le besoin de datacenter ayant une performance de calcul élevée n’a jamais été si fort. Pourtant les centres de données atteignent leur limite en termes d’accès aux ressources naturelles. Aujourd’hui, les hébergeurs font face à des difficultés d’approvisionnement supplémentaire en eau et en électricité de leurs centres de données, notamment du fait des coûts.

L’accumulation de ces facteurs amène l’industrie à un point critique : comment gérer les centres de données de manière viable, tout en répondant à la demande croissante pour des équipements ultra performants et durables ? 

Les gros titres actuels, comme l’annonce de deux nouveaux datacenters à Marseille soulève des thématiques environnementales. En effet, les centres de données sont pointés du doigt en raison de la surchauffe des serveurs informatiques, atteignant jusqu’à 60°C et nécessitant des technologies de refroidissement coûteuses ainsi que beaucoup d‘électricité.

Contrairement à ce que l’on peut penser, rendre les datacenters durables n’induit pas de les reconstruire ou de trouver des solutions innovantes. Pour que les hébergeurs puissent agir en faveur de l‘environnement, il faut seulement des processeurs cloud natifs, conçus spécialement pour le traitement des données modernes. Il est possible de réduire la consommation d’électricité et de réduire les émissions des datacenters, sans autre équipement particulier. 

Selon Jeff Wittich, Chief Product Officer chez Ampere Computing, les processeurs cloud natifs permettent de réduire l’empreinte carbone des datacenters sous trois aspects.  

1.     Réduction de la consommation d’électricité

Les processeurs cloud natifs ont été initialement créés pour les environnements cloud multi-tenant. Leur architecture novatrice offre une densité de calcul élevée, adaptée aux workloads cloud natifs et consomme 2,5 fois moins d’électricité que les processeurs usuels. Ainsi, les hébergeurs proposent une performance égale ou plus élevée pour une plus faible consommation d’énergie, ce qui réduit l’empreinte carbone. 

2.     Mieux exploiter l’espace aménagé

Dans la plupart des centres de données actuels, les baies de stockage sont sous-exploitées parce que l’énergie nécessaire pour alimenter tous les serveurs dans la baie, excède la capacité de la baie elle-même. De fait, les hébergeurs se retrouvent avec des baies vides et inexploitées alors qu’ils pourraient en améliorer la structure pour en tirer tout le potentiel. De manière contradictoire, le besoin de place est tellement énorme, que les demandes de construction de centres de données ne cessent de croître.  Etant donné que les processeurs cloud natifs réduisent la consommation d’électricité des serveurs, les hébergeurs ont la possibilité d’exploiter pleinement leurs baies, d’augmenter leur puissance de calcul totale dans le centre sans avoir à construire de nouveaux sites. Les centres de données font partie des plus gros émetteurs de carbone dans la branche informatique, le potentiel écologique que représente cette solution est énorme. 

3.     Baisse des coûts de refroidissement et réduction de la consommation d’eau

Les centres de données émettent beaucoup de chaleur et doivent être refroidis. Les problèmes liés à la dissipation de la chaleur ne cessent de se complexifier, rendant d’autant plus coûteuse leur gestion. Les récentes techniques de refroidissement utilisent de l’eau - une ressource limitée et chère pour les datacenters - et reposent sur des composants chimiques, nuisibles pour l’environnement. Or la réduction de la consommation d’énergie de datacenters via l’emploi de processeurs cloud natifs permet d’éviter la surchauffe des serveurs. Cela signifie que les hébergeurs limitent l’usage de technologies de refroidissement coûteuses et consomment moins d’eau. 

Pour bâtir un futur responsable, il faut donc commencer par le cœur du problème : les processeurs.  Les émissions issues du cloud computing à échelle mondiale, représentent 2,5 à 3,7% de la totalité des émissions de gaz à effet de serre, dépassant ainsi l’empreinte carbone des vols de fret et du trafic maritime. Pour réduire les gaz à effet de serre et créer des centres de données durables, capables de satisfaire la demande de calcul future, il faut optimiser les processeurs actuels. Ils sont un élément clé pour la réduction de la consommation d’énergie, la meilleure gestion de la surface disponible et la limitation des technologies de refroidissement.

Les processeurs cloud natifs sont la première étape pour répondre au défi de la durabilité des centres de données. Le message de l’industrie est clair : le développement durable ne peut pas attendre. Une réelle innovation pour les centres de données est nécessaire et elle démarre avec les processeurs cloud natifs.

A propos de l'auteur

Jeff Wittich

CPO chez Ampere Computing

Filtered HTML

Plain text

CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur :-)
 L     H  H  III   GGG   III 
L H H I G I
L HHHH I G GG I
L H H I G G I
LLLL H H III GGG III