Salaires dans la tech en 2026 selon une étude TPC
lun, 30/03/2026 - 13:05
TPC publie son étude sur le marché de l'emploi tech en France. Cette étude se base sur +10 000 répondants cette année. Quelques points globaux :
- 33 % sont des répondantes : le % varie selon les métiers
- Paris et sa région pèse 51 %, suivant très très loin derrière Lyon, Lille, Bordeaux.
- les grandes entreprises pèsent 24 %
- Télétravail : 35 % font 3 jours au bureau, 22 % se limitent à 2 jours. Le full remote représente 13 %
54 % se disent satisfaits du salaire mais ils sont 48 % à dire qu'une augmentation n'est attendue en 2026. 82 % disent observer un marché tendu ou incertain. Et cela fait hésiter des salariés à changer de poste ou d'entreprise mais si 46 % disent tout de même vouloir changer dans les 12 mois à venir.
Sur la partie purement développement, cela représente un peu moins de 3 500 réponses. 50 % passent 2 ou 3 jours au bureau, 19 % sont en full remote.
Top compétentes : IA au métier, architecture logicielle, prompt engineering (une compétence qui disparait aux Etats-Unis), DevOps et cloud.
On constate toujours les écarts entre Paris et les autres grandes métropoles. Par exemple, le développeur fullstack démarre à 42 k€ en île de France, contre 36 k€ en dehors. Pour les profils experts, + 10 ans expérience, les écarts se réduisent. Sur le profil Lead Developper, difficile de comprendre l'écart au démarrage : 62,5 vs 48 k€ entre Paris et la province, encore pire entre 6 et 9 ans d'expérience, quasiment 20 k€ d'écart.
Quelques salaires clés (salaire moyen et le plus répandu) :
- développeur Android : 42 k€
- développeur iOS : 45 k€
- architecture cloud : 64 k€
- développeur front : 38 k€ à 66 k€ sur Paris, 35 à 60 K€ en dehors de Paris
- développeur back : 44 à 67 k€ sur Paris, 38 à 64 k€ en dehors de Paris
Notre avis : le retour au bureau est clairement confirmé, le full remote existe toujours mais sa place se réduit. La présence au bureau de 2 à 3 jours domine. Le full office est très peu présent. Côté salaire, pour 2026, il ne faut pas d'attendre à de hausses marquées. L'environnement économique ne favorise pas le changement d'entreprises même si presque 50 % se disent prêt à changer dans les 12 mois.

