Un véritable suicide industriel en direct ou anatomie d’une chute.
La politique actuelle de PC Soft ressemble à une fuite en avant menée par une équipe dirigeante qui a perdu une grande partie de sa crédibilité depuis plusieurs mois.
Entre un directeur général davantage occupé à distribuer des leçons de morale sur LinkedIn qu'à rassurer ses clients, une direction de la communication dont les interventions semblent récitées mot à mot sur prompteur, et des directeurs techniques qui étaient probablement plus performants lorsqu'ils faisaient de la technique plutôt que du management, difficile de voir émerger la moindre vision capable de sortir l'entreprise de l'impasse.
C'est d'autant plus incompréhensible qu'il existait une opportunité exceptionnelle : celle de devenir l'EDI outsider par excellence. Un environnement de développement agile, indépendant, européen, libre de l'influence des GAFAM, capable de séduire les développeurs lassés des géants américains. Une carte unique sur le marché. Une carte qui semble aujourd'hui sacrifiée sur l'autel de la rentabilité à court terme.
À la place, nous assistons à une explosion des coûts : abonnements alourdis, paiement annuel obligatoire pour continuer à ouvrir et maintenir ses propres projets, et désormais des modèles tarifaires qui laissent entrevoir des surcoûts liés aux installations ou aux déploiements.
Le point le plus préoccupant pour les éditeurs n'est même pas le prix de l'EDI lui-même. Ce qui inquiète réellement, c'est la perspective d'une redevance par installation client, couplée à l'obligation de souscrire à l'ensemble des produits. C'est ce mécanisme qui menace directement les modèles économiques de nombreux développeurs et éditeurs de logiciels. Ce n'est plus une simple hausse tarifaire : c'est un changement de paradigme qui remet en question la viabilité même de certaines activités.
Ajoutons à cela un manque de transparence inquiétant. On parle de montants de l'ordre de 100 à 290 € HT par session ou installation selon les discussions qui circulent, mais sans grille tarifaire officielle, détaillée et clairement assumée. Cette opacité entretient la défiance et alimente toutes les inquiétudes.
Dans mon cas, le coût global pour continuer à développer et déployer mes applications et mes sites aurait dépassé les 150 000 € par an. Une somme totalement déconnectée de la réalité économique de nombreuses structures.
J'ai donc résilié l'ensemble de mes abonnements.
Et je suis loin d'être un cas isolé. La majorité des développeurs indépendants et des sociétés avec lesquels j'échange envisagent désormais de faire exactement la même chose dans les prochains mois.
C'est triste. Après plus de 30 ans d'aventure avec les outils PC Soft, je n'aurais jamais imaginé assister à une telle rupture entre l'éditeur et sa communauté.
Heureusement pour moi, la retraite approche. Mais pour ceux qui ont encore vingt ans de carrière devant eux, il est peut-être temps de commencer à regarder ailleurs.
Un véritable suicide industriel en direct ou anatomie d’une chute.
La politique actuelle de PC Soft ressemble à une fuite en avant menée par une équipe dirigeante qui a perdu une grande partie de sa crédibilité depuis plusieurs mois.
Entre un directeur général davantage occupé à distribuer des leçons de morale sur LinkedIn qu'à rassurer ses clients, une direction de la communication dont les interventions semblent récitées mot à mot sur prompteur, et des directeurs techniques qui étaient probablement plus performants lorsqu'ils faisaient de la technique plutôt que du management, difficile de voir émerger la moindre vision capable de sortir l'entreprise de l'impasse.
C'est d'autant plus incompréhensible qu'il existait une opportunité exceptionnelle : celle de devenir l'EDI outsider par excellence. Un environnement de développement agile, indépendant, européen, libre de l'influence des GAFAM, capable de séduire les développeurs lassés des géants américains. Une carte unique sur le marché. Une carte qui semble aujourd'hui sacrifiée sur l'autel de la rentabilité à court terme.
À la place, nous assistons à une explosion des coûts : abonnements alourdis, paiement annuel obligatoire pour continuer à ouvrir et maintenir ses propres projets, et désormais des modèles tarifaires qui laissent entrevoir des surcoûts liés aux installations ou aux déploiements.
Le point le plus préoccupant pour les éditeurs n'est même pas le prix de l'EDI lui-même. Ce qui inquiète réellement, c'est la perspective d'une redevance par installation client, couplée à l'obligation de souscrire à l'ensemble des produits. C'est ce mécanisme qui menace directement les modèles économiques de nombreux développeurs et éditeurs de logiciels. Ce n'est plus une simple hausse tarifaire : c'est un changement de paradigme qui remet en question la viabilité même de certaines activités.
Ajoutons à cela un manque de transparence inquiétant. On parle de montants de l'ordre de 100 à 290 € HT par session ou installation selon les discussions qui circulent, mais sans grille tarifaire officielle, détaillée et clairement assumée. Cette opacité entretient la défiance et alimente toutes les inquiétudes.
Dans mon cas, le coût global pour continuer à développer et déployer mes applications et mes sites aurait dépassé les 150 000 € par an. Une somme totalement déconnectée de la réalité économique de nombreuses structures.
J'ai donc résilié l'ensemble de mes abonnements.
Et je suis loin d'être un cas isolé. La majorité des développeurs indépendants et des sociétés avec lesquels j'échange envisagent désormais de faire exactement la même chose dans les prochains mois.
C'est triste. Après plus de 30 ans d'aventure avec les outils PC Soft, je n'aurais jamais imaginé assister à une telle rupture entre l'éditeur et sa communauté.
Heureusement pour moi, la retraite approche. Mais pour ceux qui ont encore vingt ans de carrière devant eux, il est peut-être temps de commencer à regarder ailleurs.