Programmez! #240 est en kiosque

En raison de la situation de redressement judiciaire de Presstalis qui s'est superposée à la crise sanitaire covid-19, la sortie dans les kiosques de  Programmez! #240 a été profondément perturbée.

Mais ça y est, il arrive ! Vous le trouverez chez votre marchand de journaux ce mercredi 27 mai !

Il est malgré tout possible qu'il ait encore quelque jours de retard dans quelques régions.

Condamné à un an de prison pour avoir gagné 38 euros par son activité de cryptojacking

Par:
fredericmazue

lun, 09/07/2018 - 17:30

Le minage de cryptomonnaie, c'est la grande tendance du moment. Mais peut-être serait-il plus juste de dire : le miroir aux alouettes du moment, car pour en tirer des revenus importants, il faut un matériel considérable.

Ce matériel considérable, c'est tout le matériel d'autrui. Viennent alors des bibliothèques comme CoinHive, qui est écrite en JavaScript, et qui est conçue pour être insérée dans les pages d'un site web. CoinHive mine de la cryptomonnaire Monero. Le visiteur du site charge la page, charge CoinHive et commence à miner avec le sressource matérielles de sa machine pour le compte du propriétaire du site. Pour ce dernier, CoinHive est une solution alternative à la publicité pour monétiser son site.

La réalité veut hélas que les choses ne soient pas aussi claires et simples. CoinHive est très souvent insérée dans les pages web de sites piratés. Ou à d'autres logiciels. En fait, le minage clandestin de cryptomonnaie, ou cryptojacking, est devenu la première activité des cybercriminels.

C'est dans ce contexte qu'au Japon, un homme de 24 ans vient de se faire condamner pour une utilisation malveillante de CoinHive. Il a été condamné à 1 ans de prison avec sursis et mise à l'épreuve pour une période de 3 ans.

Notre homme avait intégré CoinHive à un logiciel de triche au jeu. Les tricheurs devenant ainsi mineurs sans le savoir. Ce logiciel a été téléchargé 90 fois et les activités de minage ont rapporté en tout et pour tout 5 000 yens... soit environ 38 euros. La cryptojacking étant un véritable fléau au Japon, la justice japonaise a voulu faire un exemple.