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Les produits Kaspersky Labs interdits dans les organisations gouvernementales américaines

Par:
fredericmazue

jeu, 13/07/2017 - 15:20

La société russe Kaspersky Labs, comme chacun sait, édite des anti-virus et autres logiciels de sécurité destinés à protéger les ordinateurs. Et si ces produits étaient en fait des vecteurs potentiels d'infection ?

Telle est la crainte de l'administration Trump qui vient de retirer Kaspersky Labs de la liste des vendeurs agréés d'équipement technologiques pour les agences gouvernementales américaines, dont, bien évidemment, l'armée.

En mai dernier, six agences américaines de renseignement ont été interrogées par une commission sénatoriale pour savoir si elles laisseraient leurs réseaux sous protection de logiciels Kaspersky Labs. Les six agences ont unanimement répondu non. A cela s'ajouter les révélations de Bloomberg, se basant sur des mails internes de Kaspersky Labs et indiquant que la société a entretenu une relation étroite avec le FSB, l'organisme qui succède au KGB. Ce qui a motivé la décision.

Ces mails démontrent que Kaspersky Labs a effectivement développé des outils afin que le gouvernement russe se protège des attaques en DDOS, et qu'elle a collaboré avec la FSB pour identifier des hackers. Cette collaboration a été faite sous la conduite de Igor Chekunov, directeur juridique de l’entreprise et ancien policier et membre du KGB.

Cependant les mails ne démontrent nullement une collusion entre Kaspersky Labs et le FSB. Mais pour l'administration Trump, il n'en faut pas tant.

Kaspersky Labs de son côté déclare : "Kaspersky Labs n'a aucun lien avec quelconque gouvernement, et la société n'a jamais aidé, et n'aidera jamais, un quelconque gouvernement au monde dans ses efforts d'espionnage informatique" et souligne que les mails incriminés ont été sortis de leur contexte et que les communications ont été mal interprétées ou manipulées, même si l'entreprise reconnaît collaborer régulièrement avec les autorités russes.

Eugène Kaspersky, le fondateur de la société a ajouté que ce ne sont que "des théories conspirationnistes non fondées et des conneries intégrales".