Etes-vous un développeur écologique ?

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Développement, économie d’énergie, et éco-responsabilité, sont-ils compatibles ? A Programmez !, ce n’est pas la première fois que nous mettons en avant le GreenIT ou la programmation « écologique ». Sujet trop immature il y a 2 ans, aujourd’hui, avoir une démarché éco-responsable dans le logiciel est devenu un critère, même s’il est encore loin d’être généralisé. Cependant, si le matériel informatique a fait d’importants progrès dans la consommation énergétique en réduisant parfois drastiquement celle-ci, il reste encore un important travail à réaliser. Et la multiplication des terminaux, la puissance toujours plus grande des processeurs multi-coeurs, posent de nouveaux défis à cette volonté de réduction énergétique. Dans certains cas, il est facile de réduire son impact écologique, par exemple avec une impression plus réduite des documents. Le greenIT est-il encore lié aux grandes entreprises ? Devoteam, qui a publié récemment une nouvelle étude complète sur le sujet, est sans équivoque : « Par ailleurs, 77% des personnes travaillant en PME avouent ne pas connaître le Green IT contre seulement 4% des personnes travaillant dans une grande entreprise. De fait, les PME, de par leur taille et leurs enjeux disposent de moins de capacités de retour sur investissement sur ces sujets... » Il faut se dire que le logiciel reste le point faible. Malgré quelques cures d’amincissement, le logiciel reste toujours trop gros, trop gourmand. Mais cette course à la puissance, à la ressource, est poussée par les utilisateurs qui en veulent toujours plus. Or, chaque nouveauté majeure (interface 3D, vidéo HD, technologie vocale) nécessite de la puissance machine et donc de l’énergie. Or, recharger son smartphone chaque jour consomme plus que le faire une fois tous les trois jours… La lourdeur de certains langages, nous pensons aux langages non natifs, pose aussi un réel problème sur les ressources exigées et donc la consommation de celles-ci. Mais on peut aussi se demander si le greenIT atteint le développement et le logiciel en général ? Globalement, la réponse est non avec de fortes nuances, car il existe des bonnes pratiques, des outils, pour tracer les consommations excessives et pour développer plus « vert ». Malgré tout, point de miracle. A chaque développeur d’être plus rigoureux dans son code, à utiliser plus strictement les ressources et à mettre en oeuvre celles nécessaires, ni plus, ni moins. Mais ces réflexes sont étrangers à la plupart des développeurs. Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir quelques méthodes et outils pour être moins gourmand !

François Tonic

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Programmez! #152